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Burn-out : combien de temps pour guérir d'un burn-out ?

Combien de temps cela va durer ? Quand serai-je à nouveau sur pieds ? Pourquoi moi ?

Ces trois questions, je me les suis posées, dès mon premier arrêt de travail. Le bon petit soldat  culpabilisait de ne pas être au bureau. Je n’avais pas encore conscience de l’impact des secousses du burn-out sur mon corps. J’étais encore dans ma croyance, celle où tout allait rentrer dans l’ordre en quelques jours, après ce que je pensais être un coup de mou. Quant à l'hypertension (un des symptômes du burn-out) qui me menait vers un AVC, elle était soignée avec un traitement adapté.  En pensant ainsi, je me débarrassais de ma culpabilité, et je ne cherchais pas à comprendre ce que mon corps exprimait vraiment à travers cet effondrement. Ce que je peux vous transmettre, aujourd’hui, grâce à mon expérience, c’est qu’il est important, dès ce premier jour d’arrêt imposé par votre médecin, de stopper le temps, de se concentrer sur votre reconstruction.

Qu’est-ce que j’entends par « stopper le temps » ?

Dès le premier jour de votre chute. Le burn-out dont vous souffrez va décider de votre nouvelle temporalité. Grâce à votre énergie fluctuante vous allez développer une nouvelle aptitude :  celle d’écouter votre corps -donc, de vous écouter. Chaque jour, chaque heure, chaque minute -parfois- elle va vous transmettre les informations nécessaires quant à votre état d'épuisement. Si celui-ci est compatible avec votre besoin du moment, celle d'aller marcher -par exemple. Votre corps sollicite du repos ? Écoutez-vous ! Je ne compte pas les moments où sans me soucier de l'horaire, je suis allée me reposer, car mon corps réclamait du repos. Pendant cette reconstruction, j'ai appris à écouter ma batterie interne. Une anecdote : plusieurs mois après ma chute, j’ai annulé une séance chez une sophrologue,  parce que mon énergie du jour ne me permettait pas de me déplacer. Se préparer, descendre de mon immeuble, conduire jusqu'à son cabinet (à 1/4 d'heure de chez moi) tout ceci était au-dessus de mes forces. À ce moment précis, ma batterie était à plat, et il m’était impossible de puiser dans une énergie que je ne possédais pas.  

J'ai également mis en place une autre façon de «stopper le temps». Jour après jour, j'ai supprimé les différentes alarmes rythmant mon quotidien lié au travail. J'ai éloigné un petit réveil dont le bruit de fond égrainait les secondes. En retirant l'ensemble de ces compteurs de temps de mon quotidien, j'ai «stoppé le temps du travail», en le transformant en celui du «temps de la reconstruction». Déposez dès maintenant vos pendules, réveils, et autres au « frigo ». Éloignez-les de votre champ de vision, déplacez-les, trouvez mille astuces pour les occulter pendant ce temps précieux qui vous permet de prendre soin de vous, de vous reconstruire, de trouver un nouveau souffle.

Comme chaque personne souffrant d'un burn-out, j'ai cru (à tort) que j'allais remonter la pente très vite. Je me leurrais. Le burn-out est un chemin personnel (chaque cas est différent) et le temps de guérison dépend de plusieurs facteurs -dont celui de l'accompagnement.

Quelques mois après ma chute. Un événement mondial va rebattre les cartes de mon parcours de reconstruction. Je vous en parle très bientôt, dans un nouvel article.

Prenez-soin de vous !

Valérie  

 

 

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